U15A – Quand tout commence vraiment

17 Avr 2026 08:18   /   A LA UNE, ACTUALITÉS, U15A

Les quarts de finale U15A se disputent à partir de ce vendredi sur deux sites, à Megève pour le quart A et à Anglet pour le quart B. Sur chaque plateau, quatre équipes s’affrontent avec un enjeu clair : décrocher l’une des trois places qualificatives pour les demi-finales. La Zone Nord-Est sera représentée sur les deux tableaux. À Megève, Épinal et Luxembourg tenteront de tirer leur épingle du jeu, tandis qu’à Anglet, Rouen et Cergy porteront les ambitions de la zone. Deux tournois, des profils variés et une même exigence : répondre présent pour poursuivre l’aventure.

Megève, théâtre d’un quart relevé

Avant même le début de ce quart de finale A, un premier élément structure déjà le tableau : les Brûleurs de Loups de Grenoble, vainqueurs de la zone Sud-Est, sont d’ores et déjà qualifiés pour les demi-finales. À Megève, il reste donc trois billets à distribuer parmi les quatre équipes engagées, dans un format où chaque match comptera. C’est dans le cadre alpin de la patinoire de Megève, en Haute-Savoie, que se retrouveront les Wildcats d’Épinal, les Huskies du Luxembourg, les Ours de Villard-de-Lans et Hockey 74. Quatre formations aux profils variés, entre repères communs et découvertes, pour un tournoi qui s’annonce ouvert.

Du côté de la Zone Nord-Est, Épinal et Luxembourg arrivent avec des certitudes, mais aussi un passif commun. Les deux équipes se sont affrontées à plusieurs reprises cette saison, avec un léger avantage pour les Luxembourgeois. Un historique qui apporte des repères sans pour autant figer les débats. Attaquant des Huskies, Maxime Jardel insiste avant tout sur la solidité collective construite tout au long de la saison : « On est avant tout satisfait du travail collectif réalisé tout au long de la saison. La qualification est le résultat d’un engagement constant du groupe, tant en entraînement qu’en match. On a traversé des moments plus compliqués. Cette qualification récompense l’état d’esprit et l’investissement de tout le groupe, pas uniquement des individualités grâce à notre entraîneur suédois. » Même avec les confrontations passées cette saison face à Epinal, l’approche reste mesurée : « Le fait de les avoir joués nous donne des repères, mais ça ne change pas fondamentalement notre approche. Chaque match est différent, surtout dans un tournoi. L’important pour nous est de rester concentrés sur ce que nous maîtrisons. On respecte l’adversaire, on les connaît bien et on l’apprécie comme tel. L’important est de conserver notre identité de jeu. » Dans un format tournoi, la capacité d’adaptation sera essentielle, notamment face aux équipes de la zone Sud-Est encore inconnues : « C’est toujours un défi. Nous n’avons jamais eu l’occasion de jouer contre ces équipes aux beaux palmarès ; la clé est de jouer pour  l’équipe. Si tout le monde respecte le système  et se met au service du collectif, on pourra s’adapter. L’objectif est de rester regroupé face à eux. » Un discours qui met en avant les bases du projet luxembourgeois : « Notre principale force est que tout le monde travaille dans le même sens malgré nos différences linguistiques et culturelles. On a une structure claire avec des instructions simples de notre entraîneur. Dans un tournoi, ce sont souvent les détails qui font la différence : l’expérience des matchs de haut niveau, le travail défensif, et l’homogénéité du groupe. Si on joue les uns pour les autres au service de l’équipe, on aura mérité notre place en 1/4 de finale. »

Côté spinalien, le constat est également positif après une saison régulière aboutie. Elian Papelier souligne la régularité affichée par son équipe : « Nous avons été solides durant la saison régulière avec seulement trois défaites, mais le sans-faute aurait été largement abordable avec un peu plus de sérieux. Ces quarts de finale sont une opportunité pour nous de jouer contre d’autres équipes et d’avoir du temps de jeu supplémentaire. » Face au Luxembourg, l’approche évolue avec l’enjeu : « Nous allons aborder différemment ce match car l’enjeu n’est plus le même qu’en championnat. Nous espérons nous qualifier pour les demi-finales. De plus nous aurons quelques absents pour ce match ce qui va nous obliger à nous concentrer et nous préparer davantage.»

Comme pour leurs adversaires, l’inconnu face aux équipes du Sud-Est impose de l’adaptation : « Oui c’est plus dur car nous ne connaissons pas le niveau de l’adversaire, ses qualités et ses défauts. Nous abordons donc ce genre de match avec plus d’appréhension. Mais l’équipe d’en face se trouve aussi dans la même situation que nous.Nous avons  de bons joueurs et gardiens.Notre équipe est soudée et solidaire, ce qui peut faire la différence. Tout peut arriver !! »

Un sentiment partagé par son coéquipier Matisse Froment, qui insiste sur la progression du groupe : « On est vraiment fier de notre saison, de s’être qualifié pour les quarts. On a su progresser ensemble malgré les difficultés, et cette qualification récompense notre travail. Maintenant, on va se donner à fond pour avoir notre place en demi-finale. » Face au Luxembourg, l’équilibre des confrontations passées nourrit la motivation : « On a perdu deux matchs et gagné un face à eux, donc on sait que ce sera un gros match. Ça nous motive encore plus pour faire la différence et prendre notre revanche »

Dans ce type de tournoi, l’état d’esprit pourrait être déterminant : « C’est particulier de jouer contre des équipes qu’on ne connait pas. On va surtout se concentrer sur notre jeu, et s’adapter à ces matchs. C’est une expérience pour nous d’affronter ces équipes et on va tout donner. Notre force, c’est le collectif et l’envie. On ne lâche rien. Dans ce genre de tournoi, c’est souvent l’intensité et la solidarité qui font la différence »

Entre équipes qui se connaissent déjà et adversaires à découvrir, ce quart de finale A s’annonce particulièrement ouvert. Dans un format aussi resserré, où chaque détail compte, la capacité à rester fidèle à son jeu tout en s’adaptant rapidement pourrait bien faire la différence dans la course aux trois places qualificatives.

Anglet, trois autres billets à décrocher

Dans cette seconde partie du tableau, le décor est déjà partiellement planté. Les Gothiques d’Amiens, vainqueurs de la poule A1 de la zone Nord-Est, sont d’ores et déjà qualifiés pour les demi-finales. Trois places restent donc à distribuer à l’issue de ce quart de finale B disputé à Anglet. À noter également que le Pôle France Féminin, troisième de la poule A1, n’étant pas éligible aux play-offs, c’est finalement Cergy, quatrième, qui a récupéré ce billet. C’est donc dans le cadre du Pays basque, sur la glace d’Anglet, que se retrouveront les Dragons de Rouen, les Jokers de Cergy, mais aussi les représentants de la zone Ouest, Angers et Anglet. Un plateau dense où se mêlent équipes habituées à se croiser et formations encore inconnues les unes pour les autres. Du côté de la Zone Nord-Est, Rouen et Cergy arrivent avec des repères communs. Les deux équipes se sont affrontées à plusieurs reprises cette saison, avec un avantage pour les Dragons. Mais dans ce format tournoi, les certitudes peuvent rapidement évoluer. Pour Maxime Emprin, joueur des Jokers de Cergy, la saison régulière a surtout servi de préparation : « Notre premier objectif pour la saison régulière était de se qualifier pour les play-offs. C’est atteint. Au cours de cette saison, chaque match joué était pour préparer ces play-offs, et la vrai réussite est que nous avons réussi à mettre en place des schémas de jeu collectif exigeants. » Malgré les confrontations passées face à Rouen, la prudence reste de mise : « Nous avons déjà affronté Rouen plusieurs fois au cours de la saison régulière. Néanmoins, notre dernière opposition était en février et les deux équipes ont beaucoup évolué depuis. De plus les play-offs sont une nouvelle phase avec des enjeux supplémentaires. Même si ce format des quarts de finale laisse une petite marge d’erreur, elle doit être évitée. Dès lors, se reposer sur ce que nous pensons connaitre de nos adversaires est une des erreurs à éviter. » Face aux équipes de la zone Ouest, l’approche reste sérieuse : « Nous n’avons pas joué contre Angers et Anglet au cours de la saison, mais nous savons que ce sont des équipes sérieuses, surtout Angers qui a gagné tous ses matches de poules. Il faudra que nous soyons rigoureux dans notre jeu pour les battre. » Et dans ce type de tournoi, certains facteurs peuvent faire la différence : « Toute la difficulté des play-offs est de ne pas céder à la pression et d’arriver à imposer notre façon de jouer. Les deux autres aspects seront de se donner à 100%, et de bien gérer la récupération, physique et mentale, entre les matches. Nous sommes prêts pour ces play-offs et impatients de jouer à Anglet. »

Du côté rouennais, le discours est également posé. Melvyn Mahieu souligne la progression du groupe au fil de la saison : « Je pense qu’on a fait une bonne saison régulière. On a eu des matchs compliqués mais on a su rester soudés et progresser au fil du temps. Ça nous a permis de finir à une bonne place et de se qualifier pour les play-offs, ce qu’était un de nos objectifs. » La connaissance de l’adversaire peut apporter quelques repères, sans pour autant être déterminante : « Oui, je pense que c’est un petit avantage parce qu’on connait leur façon de jouer. Mais ça reste un match de play-offs, donc ce sera forcément différent et plus intense. »

Comme leurs voisins de Cergy, les Dragons devront aussi s’adapter face à l’inconnu : « On se prépare surtout en se concentrant sur notre jeu à nous. Même si on ne les connait pas, on va essayer d’être solides, de bien jouer en équipe et de s’adapter rapidement pendant les matchs. » Enfin, les clés sont clairement identifiées : « Les clés seront de rester concentrés, de jouer collectif et de ne rien lâcher. Il faudra aussi être efficaces devant le but et solides en défense. » Entre équipes qui se connaissent déjà et adversaires à découvrir, ce quart de finale B s’annonce lui aussi particulièrement ouvert. Dans ce format condensé, où les matchs s’enchaînent et où chaque détail compte, la capacité à gérer les temps forts comme les temps faibles pourrait bien faire la différence dans la course aux demi-finales.

Même sentiment du côté de son coéquipier William Féret, qui insiste sur la continuité du travail collectif : « Je pense qu’on est partis sur de bonnes bases dès le début de la saison. On a continué à travailler ensemble, à construire notre collectif, et c’est ce qui nous a permis d’arriver jusqu’ici. Il y a eu des moments compliqués, comme dans toute saison, mais on a su rester soudés et persévérer. Aujourd’hui, on récolte le fruit de ce travail et de cette constance. » Il nuance également l’impact des confrontations face à Cergy : « Connaître leur jeu peut être un avantage, mais aussi un inconvénient, parce qu’eux aussi connaissent très bien le nôtre. On sait que Cergy est une équipe difficile à battre, même quand on les a déjà affrontés. Dans un tournoi comme celui-ci, tout peut aller très vite. La connaissance de l’adversaire aide, mais elle ne fait pas tout : il faudra surtout être capable d’imposer notre rythme. Nos forces, c’est clairement l’entraide et la combativité. On est un groupe qui ne lâche rien, qui se bat ensemble et qui avance ensemble. Notre faiblesse, c’est peut-être notre jeunesse. On manque parfois d’expérience dans certains moments clés, mais on compense par l’énergie, l’envie et la solidarité. » Enfin, il conclut sur les clés de ce quart de finale : « Pour moi, les clés seront la discipline, la cohésion et l’envie de gagner. Si on reste concentré sur notre plan de jeu, qu’on joue ensemble et qu’on met l’intensité nécessaire du début à la fin, on aura toutes les chances d’aller chercher la qualification. »